Nofollow, dofollow, sponsored, UGC : bien utiliser les attributs de liens

Un lien peut transmettre de l'autorité à la page qu'il pointe, ou n'en transmettre aucune, selon un petit attribut dans son code. Voici ce que veulent dire dofollow, nofollow, sponsored et ugc, quand utiliser chacun, et l'erreur qui te fait passer pour un site qui achète des liens.

Darius Tokam31 juillet 20265 min de lecture

Tous les liens ne se valent pas aux yeux de Google. Certains transmettent de l'autorité à la page qu'ils pointent, d'autres non. La différence tient dans un petit attribut ajouté au code du lien : rel="nofollow", rel="sponsored", rel="ugc", ou rien du tout. Comprendre ces attributs t'évite deux erreurs opposées : gaspiller l'autorité de ton site, et te faire repérer comme un site qui achète des liens.

Voici ce que chaque attribut fait vraiment et quand t'en servir.

Le lien dofollow : le réglage par défaut

Quand tu poses un lien sans attribut particulier, il est dofollow. C'est le comportement normal. Google le suit, visite la page pointée, et lui transmet une part de l'autorité de ta page. C'est ce qu'on appelle parfois le « jus de lien ».

La grande majorité de tes liens devraient rester dofollow : tes liens internes entre tes propres pages, et tes liens sortants vers des sources que tu cites et que tu recommandes vraiment. Un lien dofollow vers une source crédible n'affaiblit pas ton site, contrairement à une vieille croyance. Ça aide même Google à situer ton contenu dans un voisinage de qualité.

Le nofollow : « je ne me porte pas garant de ce lien »

L'attribut rel="nofollow" dit à Google de ne pas suivre le lien pour lui transmettre d'autorité. Google l'a créé en 2005 pour lutter contre le spam dans les commentaires de blogue. L'idée : tu peux pointer vers une page sans lui donner ton vote de confiance.

Tu utilises nofollow quand tu lies vers une page en laquelle tu n'as pas confiance, ou dont tu ne veux pas cautionner le contenu. Un exemple concret : tu cites un site douteux pour montrer un mauvais exemple. Tu veux que tes lecteurs puissent vérifier, mais tu ne veux pas lui envoyer de signal positif.

Depuis 2019, Google traite le nofollow comme un « indice » plutôt qu'une directive stricte. Il peut choisir de suivre le lien quand même pour l'exploration, mais il respecte l'intention pour le classement. En clair, nofollow reste utile, mais ce n'est plus un mur étanche.

L'attribut rel="sponsored" est arrivé en 2019 pour un cas précis : les liens payés. Publicité, placement de produit, affiliation, article commandité. Dès que de l'argent ou un avantage change de main en échange d'un lien, Google veut que tu le marques comme sponsored.

Ce n'est pas une option de politesse, c'est une règle. Un lien payé qui passe pour un lien éditorial normal, c'est exactement ce que Google cherche à sanctionner. Marquer tes liens sponsorisés te protège : tu montres que tu joues franc jeu. Ne pas le faire t'expose à une action manuelle si Google détecte un schéma de liens payés dissimulés.

UGC : les liens que tes utilisateurs déposent

rel="ugc" veut dire « user generated content », contenu généré par les utilisateurs. Il marque les liens que tu ne contrôles pas toi-même : commentaires de blogue, messages de forum, avis. Comme tu ne choisis pas ces liens, tu ne veux pas leur transmettre l'autorité de ton site.

Si tu gères un site avec des commentaires ouverts ou une section communautaire, applique ugc à ces liens. La plupart des plateformes et plugins le font automatiquement, mais ça vaut la peine de vérifier. Une section commentaires qui distribue du dofollow à tout venant devient une cible pour les spammeurs de liens.

On peut combiner les attributs

Rien ne t'empêche de cumuler plusieurs valeurs. Un lien affilié déposé dans un commentaire pourrait porter rel="ugc sponsored". Un lien payé dont tu ne veux vraiment aucun suivi pourrait être rel="sponsored nofollow". Google comprend les combinaisons. Choisis les attributs qui décrivent honnêtement la nature du lien, sans te compliquer la vie.

L'erreur qui coûte le plus cher

La faute la plus fréquente n'est pas technique, elle est stratégique : mettre nofollow partout « par sécurité ». Certains propriétaires de sites appliquent nofollow à tous leurs liens sortants en pensant garder l'autorité pour eux. Ça ne marche pas comme ça. Tu n'accumules pas plus d'autorité en refusant d'en transmettre, tu prives juste ton contenu des signaux de qualité que donnent des liens sortants pertinents.

L'erreur inverse est plus dangereuse : oublier de marquer tes liens payés. Une campagne d'affiliation ou un partenariat commandité avec des liens dofollow non déclarés, c'est le genre de schéma que Google finit par repérer. Le risque, ce n'est pas juste de perdre l'effet des liens, c'est une pénalité qui touche tout ton domaine.

Tu ne contrôles pas les attributs des liens que les autres posent vers ton site. Un backlink dofollow d'un site crédible reste un des signaux les plus forts pour ton classement. Un backlink nofollow transmet moins d'autorité directe, mais il n'est pas inutile pour autant : il t'amène du trafic, de la visibilité, et il rend ton profil de liens plus naturel. Un site dont 100 % des backlinks sont dofollow paraît suspect. Un mélange de dofollow et de nofollow ressemble à ce qui arrive naturellement.

Comment vérifier tes liens

Sur une page donnée, tu peux inspecter le code source et chercher les attributs rel sur tes liens. Des extensions de navigateur colorent aussi les liens nofollow directement sur la page. Pour un audit à l'échelle d'un site entier, tu as besoin d'un outil qui explore toutes tes pages et repère les liens mal étiquetés ou cassés.

C'est le genre de vérification que Gridar intègre à son suivi : liens internes, liens sortants, liens brisés, tout passe au crible pendant que tu te concentres sur le contenu. Tu n'as pas à te rappeler quel article contient quel lien affilié.

À retenir

La règle est simple à énoncer. Laisse tes liens internes et tes citations honnêtes en dofollow. Passe en nofollow ce que tu ne cautionnes pas. Marque sponsored tout ce qui est payé. Applique ugc à ce que tes utilisateurs déposent. Le fil conducteur, c'est l'honnêteté : décris chaque lien pour ce qu'il est, et tu restes du bon côté des règles de Google sans avoir à y penser deux fois.